Nature, Peinture, Architecture – Périgueux
La Chapelle de la Visitation, Périgueux, du 18 septembre au 16 novembre 2025
Exposition coopérative avec Rébecca Konforti et Romain Ruiz‑Pacouret











Pour Nature Peinture Architecture, nous nous réunissons à nouveau afin de poursuivre nos recherches en approfondissant un élément sous-jacent de nos expositions précédentes : la nature. Il s’agit alors d’articuler nos interrogations sur les notions d’espace, d’architecture, de peinture, de dessin et de nature. Pour la première fois nous questionnons la place du naturel dans nos vies, ses représentations physiques et philosophiques ou encore ses possibilités de production – traduisant ainsi une réflexion sur nos sociétés et nos habitudes de consommation.
L’autre spécificité de notre projet est qu’il est composé de deux expositions construites en miroir et se succédant : la première, à Sète dans la Chapelle du Quartier Haut, et la seconde, à Périgueux dans la Chapelle de la Visitation. Il s’agit alors de donner à voir comment un protocole similaire peut amener à deux expositions in situ dissemblables. En effet, nos propositions sont des réponses aux espaces, aux paysages, à l’histoire et aux matériaux propres à ces deux territoires.
À Périgueux, nous avons mis en place deux sessions de travail. La première de 10 jours, à l’arrivée du printemps, nous a permis d’organiser plusieurs promenades dans la ville et ses alentours afin de récolter de nombreux matériaux destinés
à nourrir nos productions. Il s’agissait de prises de vues de paysages ou d’éléments architecturaux et de cueillette de végétaux riches en couleurs. Nous avons ensuite « cuisiné » ces plantes pour les transformer en pigments naturels et avons utilisés les images tirées de nos promenades pour en extraire des formes, structures, représentations de paysages.
Lors de la deuxième session, celle du montage de l’exposition, nous avons réalisé plusieurs interventions picturales et graphiques éphémères dans l’espace de la Chapelle avec toute cette matière récoltée et produite en amont . Se mêlent alors les techniques et les supports : peintures murales aux pigments naturels, dessins suspendus, papiers peints, pop-up, sérigraphie, etc. Ces interventions in situ et éphémères, pour la plupart, soulèvent une autre question : celle de l’économie des artistes.
Basée sur le droit d’auteur et la vente, le code de la propriété intellectuel fait de nous des propriétaires qui devons vivre de la rente de notre bien (nos œuvres). Mais qu’en est-il quand il n’y a pas d’objets vendables ou reproductibles ? C’est,
notamment, pour cela que nous militons pour que les artistes-auteur·ices aient accès à une équivalence de l’intermittence.
Toutes les informations sur continuite-revenus.fr/
-
Dans la salle d’exposition, nous avons rendu visible les différentes étapes de travail qui ont rythmées notre projet afin de la transformer en salle de documentation. Ce travail pédagogique de démystification permets aux publics de prendre connaissance/conscience du processus de transformation des végétaux en couleurs – mais aussi de la fragilité de ces matériaux vivants, du positionnement éthique qu’implique leur utilisation ou encore du temps et de l’engagement que
nécessite ce travail invisible.
Nous proposons un parcours immersif comprenant nos outils de travail, notes, croquis, résultats d’expériences et prises de vue afin de mettre en lumière les cheminements de pensées et influences qui nous ont permis de construire l’exposition de la Chapelle.
La Chapelle de la Visitation, Périgueux, du 18 septembre au 16 novembre 2025
Exposition coopérative avec Rébecca Konforti et Romain Ruiz‑Pacouret











Pour Nature Peinture Architecture, nous nous réunissons à nouveau afin de poursuivre nos recherches en approfondissant un élément sous-jacent de nos expositions précédentes : la nature. Il s’agit alors d’articuler nos interrogations sur les notions d’espace, d’architecture, de peinture, de dessin et de nature. Pour la première fois nous questionnons la place du naturel dans nos vies, ses représentations physiques et philosophiques ou encore ses possibilités de production – traduisant ainsi une réflexion sur nos sociétés et nos habitudes de consommation.
L’autre spécificité de notre projet est qu’il est composé de deux expositions construites en miroir et se succédant : la première, à Sète dans la Chapelle du Quartier Haut, et la seconde, à Périgueux dans la Chapelle de la Visitation. Il s’agit alors de donner à voir comment un protocole similaire peut amener à deux expositions in situ dissemblables. En effet, nos propositions sont des réponses aux espaces, aux paysages, à l’histoire et aux matériaux propres à ces deux territoires.
À Périgueux, nous avons mis en place deux sessions de travail. La première de 10 jours, à l’arrivée du printemps, nous a permis d’organiser plusieurs promenades dans la ville et ses alentours afin de récolter de nombreux matériaux destinés
à nourrir nos productions. Il s’agissait de prises de vues de paysages ou d’éléments architecturaux et de cueillette de végétaux riches en couleurs. Nous avons ensuite « cuisiné » ces plantes pour les transformer en pigments naturels et avons utilisés les images tirées de nos promenades pour en extraire des formes, structures, représentations de paysages.
Lors de la deuxième session, celle du montage de l’exposition, nous avons réalisé plusieurs interventions picturales et graphiques éphémères dans l’espace de la Chapelle avec toute cette matière récoltée et produite en amont . Se mêlent alors les techniques et les supports : peintures murales aux pigments naturels, dessins suspendus, papiers peints, pop-up, sérigraphie, etc. Ces interventions in situ et éphémères, pour la plupart, soulèvent une autre question : celle de l’économie des artistes.
Basée sur le droit d’auteur et la vente, le code de la propriété intellectuel fait de nous des propriétaires qui devons vivre de la rente de notre bien (nos œuvres). Mais qu’en est-il quand il n’y a pas d’objets vendables ou reproductibles ? C’est,
notamment, pour cela que nous militons pour que les artistes-auteur·ices aient accès à une équivalence de l’intermittence.
Toutes les informations sur continuite-revenus.fr/
-
Dans la salle d’exposition, nous avons rendu visible les différentes étapes de travail qui ont rythmées notre projet afin de la transformer en salle de documentation. Ce travail pédagogique de démystification permets aux publics de prendre connaissance/conscience du processus de transformation des végétaux en couleurs – mais aussi de la fragilité de ces matériaux vivants, du positionnement éthique qu’implique leur utilisation ou encore du temps et de l’engagement que
nécessite ce travail invisible.
Nous proposons un parcours immersif comprenant nos outils de travail, notes, croquis, résultats d’expériences et prises de vue afin de mettre en lumière les cheminements de pensées et influences qui nous ont permis de construire l’exposition de la Chapelle.
Rébecca Konforti, Romain Ruiz‑Pacouret et Emmanuel Simon